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Les lavoirs

Histoire
Les sources les plus anciennes évoquant Coëmy datent du début du XIe siècle et celles évoquant Faverolles de 1159 (actes entre Faverolles et l’abbaye Notre-Dame d’Igny mais le site est occupé depuis le néolithique et les restes d’un cimetière gallo-romain y furent découverts en 1884 à côté de la tuilerie.
Des membres de la famille Cauchon furent souvent cités comme seigneurs de Faverolles
Le site de Coëmy aurait servi pour des sépultures ; certaines, datant du haut Moyen Âge et contenant des bijoux, y ont été retrouvées. Il y avait aussi un château et une chapelle qui avaient déjà disparu au XIXe siècle
La commune actuelle est issue de la fusion au début de la Révolution française (début des années 1790) des communes de Faverolles et de Coëmy.

Les lavoirs du village

 
 Autrefois, la lessive était effectuée à partir d’un point d’eau, fontaine, mare, étang, cours d’eau.
Sur les rives de toutes les rivières de France, on pouvait donc rencontrer des lavandières qui se servaient d’une planche à laver, d’une petite caisse pour s’agenouiller près de l’eau, d’une planche à frotter et d’un battoir qu’elles transportaient dans leur brouette lourdement chargée. Elles installaient leur selle (sorte de planche sur deux tréteaux) et, à genoux, avec des gestes immuables, elles savonnaient, battaient, malaxaient, roulaient et essoraient leur linge sur les bords de la rivière.
La lessive se faisait aussi sur une pierre inclinée au bord de la rivière,
Les inconvénients étaient évidents, les habitants qui venaient s’approvisionner en eau pour leurs tâches domestiques y trouvaient une eau souillée.

Pourquoi des lavoirs ?
Fin du XVIII ème siècle et début du XIXème un besoin d’hygiène croissant se fit sentir face aux épidémies (choléra, variole et typhoïde) Devant supprimer au plus vite ces causes d’infection, l’édification de lavoirs s’imposa .La pureté de l’eau devint un impératif.
La loi du 3 février 1851 vote un crédit pour subventionner à hauteur de 30 % la construction des lavoirs.
L’assemblée législative vote un crédit de 600 000 F le 3 décembre 1851, sous Napoléon III , pour la construction de lavoirs publics.
Chaque projet est subventionné à hauteur de 20 000 francs. Malgré les sommes à trouver pour compléter la subvention, de nombreuses communes, même modestes, engagent les travaux. La construction est commandée par les municipalités sous le contrôle de l’administration départementale. Les travaux sont mis alors en adjudication sur rabais à la chandelle, d’où une certaine similitude de conception et de matériaux. Les lavoirs seront utilisés jusqu’à l’arrivée de l’eau courante dans les maisons.
Contrairement à une représentation très répandue, les femmes ne s’y rendaient le plus souvent pas pour laver le linge mais pour l’y rincer : le passage au lavoir était en effet la dernière étape avant le séchage.
Comme le lavage ne consommait que quelques seaux d’eau, il pouvait avoir lieu à la maison, mais le rinçage nécessitait de grandes quantités d’eau claire, uniquement disponible dans les cours d’eau ou dans une source captée. Les bassins ont un rebord en pierre ou en ciment.
Les bassins sont souvent cimentés. Certains bassins sont donc divisés en deux : une grande partie pour le premier rinçage et une plus petite pour le second rinçage.
 

LAVOIR

 
Dans certaines communes, les femmes utilisaient les lavoirs gratuitement, dans d’autres, elles devaient payer un droit.
On constate que c’est après 1850 que ces lavoirs firent vraiment leur apparition

Un rôle social important…
Les lavoirs avaient une importante fonction sociale. Ils constituaient en effet un des rares lieux dans lesquels les femmes pouvaient se réunir et échanger. L’activité de nettoyage du linge était physiquement très difficile. Aussi, le fait de la pratiquer de façon collective la rendait plus facilement supportable : les femmes pouvaient discuter entre-elles, plaisanter, chanter… Des conflits surgissaient également parfois.
 Les lavoirs sont un élément important dans la promotion de la santé publique et de l’hygiène. Ils ont contribué au progrès et au bien-être de la population en simplifiant, un peu, le travail des femmes. La lessive étant une tâche exclusivement féminine, le lavoir était un lieu de sociabilité exclusivement féminin. On estimait souvent l’importance d’un village au nombre de lavoirs qu’il possédait.
L’utilisation des lavoirs a progressivement été abandonnée au XXème siècle. Il a laissé sa place aux lessiveuses, aux lavoirs mécaniques puis à la machine à laver, à partir de 1950.
Les lavoirs
Il existe 3 lavoirs dans le village de Faverolles et Coëmy le lavoir de Coëmy le Lavoir de la Cense Flancourt et le Lavoir St Hyppolite
Nos lavoirs sont souvent très beaux, très anciens, magnifiques constructions d’un autre âge, du beau travail de charpentier. Les lavoirs sont construits en belles pierres de pays, font partie du village et de notre patrimoine rural. Judicieusement placés aux quatre coins du village et ceci afin d’éviter de longs et pénibles trajets à nos lavandières qui transportaient à brouette un énorme fardeau de linge. Le bon sens des anciens était de construire ces lavoirs près de points d’eau, rivières, sources, fontaines, mares etc.Il existe maints villages où le lavoir se trouve très éloigné du centre du village et des habitations . Ici, chez nous, à Faverolles et Coëmy, rien de plus facile car nous sommes environnés de sources. Aujourd’hui nos lavoirs sont entretenus, rénovés, parfois protégés ou classés, mais tous n’ont plus de véritable utilité, seule la mode du fleurissement les valorise et rappelle leur présence ; mais rappelons nous ! nos lavoirs étaient alors d’une vitalité réelle pour chaque village. Connaissez vous beaucoup de villages qui n’en possède pas ! 

Il existe trois lavoirs dans notre village, le Lavoir de Coëmy, le Lavoir de la Cense Flacourt et le Lavoir Sait Hyppolite.

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